>>>>Pour étudier le costume avec plus d'aisance il est d'usage et convient de le répartir en trois catégories. D'abord le costume contemporain , quotidien, uniformisé peu à peu à partir des modèles européens par une économie et une industrie mondialisées. L'ensemble Jeans-TeeShirt-blouson-chaussures de sport en est l'exemple le meilleur de l'Alaska à l'Australie. Ensuite le costume historique , daté chronologiquement de l'antiquité au XXème siècle dans une succesion d'évolutions de formes et de techniques. Par exemple le costume sous Louis XIV ou le costume romantique. Cela est donc une répartition dans le temps, mais il existe un mode de répartition du costume dans l'espace. On parle de costumes slovaques,bretons, tibétains. C'est le costume traditionnel . Alors que le costume historique est souvent choisi comme celui des classes sociales dirigeantes ou nanties, celles, il est vrai, qui donnaient le ton. Le costume traditionnel lui, est surtout celui du peuple. De ces trois catégories en sont issues deux autres: le costume de spectacle et le costume folklorique . Leur origine commune les fait souvent se ressembler. Le costume de spectacle est une adaptation esthétique et technique du costume historique. Le costume folklorique est le résultat d'une "modernisation" schématisante et uniformisante du costume traditionnel. Dans ces deux cas les trois catégories de base du costume quittent le domaine du réel ,donc du vrai pour le domaine de la fiction. Le faux est alors cauteleusement cautionné par le prétexte de beauté et de commodité. Raccourssissement, diminution d'ampleur, élargissement, modification de la couleur, suppression des vêtements d'un ensemble, changement des systèmes de fixation, ajout de décorations, utilisation de techniques de confections nouvelles, confusions historiques et géographiques entre autres transforment le costume traditionnel en costume folklorique. Cela va donc à l'encontre d'un souci d'authenticité. Le costume traditionnel doit être la reconstitution méticuleuse de la réalité dans le cas d'un costume momentanément disparu sinon la réalité elle même s'il est encore récemment porté. C'est ainsi qu'il se porte aujourd'hui en Bretagne, ou en Sardaigne. Voilà aussi pourquoi costume folklorique et de spectacle sont des travestissements ou des déguisements car ces derniers par définition font passer ceux qui les portent de la réalité à la fiction, de la tradition à la création, de l'individu au personnage. Du fait que le costume traditionnel corse ait peu à peu disparu jusqu'à n'être plus que celui simplifié et appauvri, des veuves de 1918, on rencontre aujourd'hui dans les tentatives de reconstitution beaucoup de fantaisies, d'approximations, de simplifications et d'adaptations personnelles au détriment de l'authenticité. Il est donc impératif et nécessaire de respecter les usi : ces usages traditionnels avec un souci d'exactitude et de vraisemblance, car les dits usages sont des signes identitaires, de reconnaissance et d'appartenance. Il y a avait une tenue pour le travail, une pour les fêtes joyeuses et une pour les funérailles. On distinguait les jeunes filles des mères de famille et des veuves, les marins des commerçants et des bergers. Toute cette adaptabilité de l'usage correspondait à des règles tacites: un savoir s'habiller dont la rareté des oeuvres picturales a effacé les caractéristiques. Les cartes postales anciennes en noir et blanc, prises à la période ou la vêture était la plus pauvre n'en rendent pas compte non plus.
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